Danse Classique

Expression d’un idéal esthétique et moral, la Danse Classique privilégie la pureté des lignes, l’élévation du corps vers l’inaccessible au-delà. En conséquence, elle exige l’ouverture coxo-fémorale, seule position qui permet aux jambes de se développer vers le haut. Cette quête permanente d’élévation nécessite une position très érigée, colonne vertébrale rectiligne, pied en demi-pointe, puis en pointe. Apparue dans les ballets de cours, au XVIème siècle, la Danse Classique « tâtonne » jusqu’à la détermination de ses bases techniques.
Au milieu du XVIIème siècle, sous l’impulsion de Louis XIV, le Roi Danseur, Fondateur de l’Académie Royale de Danse, en 1661, la Danse trouve son mécène. Maître du Ballet du roi et responsable de l’école, le Français Pierre Beauchamps codifie les bases de la technique classique, dans le travail des jambes « en dehors » et les 5 positions de jambes et de bras. Il assure la musique et la chorégraphie de la 1ère comédie-ballet de Molière « Les Fâcheux ». À partir de 1672, la création de l’Académie Royale de Musique et de Danse (1ère dénomination de l’Opéra de Paris) assure la professionnalisation des danseurs. À la fin du siècle, Raoul-Auger Feuillet, élève de Pierre Beauchamps, publie l’ouvrage « Chorégraphie ou Art de noter la Danse » dans lequel il décrit la totalité des pas codifiés.

En 1713, l’école de Danse de l’Académie Royale est crée. Un règlement royal impose aux directeurs de choisir « les meilleurs sujets pour leur apprendre gratuitement leur métier ». L’école contribue à améliorer la technique de la Danse Classique et à assurer sa diffusion. Avec le changement de siècle, le Ballet d’Action évolue vers le Ballet Romantique. La gestuel gagne en fluidité, la codification s’enrichit de l’arabesque, les pointes et les longues robes blanches apparaissent. « La sylphide », créée en 1832 par Filippo Taglioni pour Marie Taglioni, marque la naissance du Ballet Romantique ; la ballerine est proche des consœurs actuels. Suivront en 1841, « Gisèle » de Jean Corali et Jules Perrot, et en 1870 « Coppélia » d’Arthur Saint-Léon et Charles Nuitter.
Jusque vers 1880, la France apparaît comme le professeur de Danse Classique de l’Europe. Puis l’école académique russe va imposer sa suprématie avec, en 1890, « La Belle au bois Dormant » de Marius Petipa, en 1892 « Casse-Noisette » de Marius Petipa, en 1895 « Le Lac des Cygnes » de Marius Petipa et Léon Ivanov, … tous créés au théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, aujourd’hui Kirov.
Le début du XXème siècle voit le renouveau du Ballet Classique sous l’action d’un mécène Serge de Diaghilev, créateur des Ballets russes. Dotés d’artistes de renoms de Karsivina, Anna Pavlova et Niginsky, il exporte l’art chorégraphique avec succès. L’aventure s’achève en 1929 avec le décès de Diaghilev et le démantèlement des ballets russes. Ancien membre, George Balanchine et Serge Lifar développent le courant néo-classique. Aujourd’hui, la Danse Classique rayonne dans le monde entier.

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Témoignage

"En tant que Directeur du Ballet National de Mayence (Allemagne), le futur de la danse est devenu très important pour mes collègues et moi-même. Les auditions que nous faisons, à l'intérieur de la compagnie ou dans le monde entier, prouve la grande différence de niveau qu'il peut y avoir suivant l'école de danse où l'artiste a été formé.
Pour cela, ce fut une grande surprise et un soulagement de découvrir le Studio de Danse de Mlle Simonnet au fur et à mesure des ateliers et des cours effectués. L'étude est précise, l'apprentissage est très clair, le détails est minutieux.
Tout pour faire un futur danseur avec une intelligence développée.

Pascal Touzeau, Directeur Artistique et Chorégraphe du Ballet de Mayence/Mainz

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